Rassurez-vous je ne m’essaie pas à l’écriture, je n’ai aucun talent pour ça. J’essaie simplement de montrer ce que l’on ressent parfois.

Tout est calme dans la caserne. Chacun sait ce qu’il aura à faire durant la garde. Les tâches sont souvent les mêmes mais elles ne doivent jamais être laissées au hasard. Désinfection du matériel, réparation, manoeuvre, révisions… Une seule chose peut à tout moment interrompre ce rituel du dimanche.

Le silence est brisé. La sonnerie des bips retentit à travers tout le bâtiment. C’est comme si tout s’arrêter d’un seul coup pour continuer dans un autre monde. Comme si une seconde personne s’apprêtait à sortir de chacun d’entre nous. Et puis tout s’accélère…

Tout était calme dans la caserne. Chacun sait ce qu’il a à faire à présent. Les déplacements se font rapides, au millimètre près. Les moteurs vrombissent et l’éclat des gyrophares se reflète dans les casques qui défilent.

Sur la route l’angoisse peut se lire sur les visages. Un sourire se veut rassurant mais le puissant deux-tons rappelle à l’ordre. Les minutes paraissent longues. Les regards se croisent puis s’arrêtent sur une seule et même chose.

Un panache de fumées s’élève au loin vers le ciel.  La lutte a déjà commencé. Des mètres de tuyaux sont déroulés pour acheminer la précieuse eau aux pieds des flammes. Tout le monde sait ce qu’il a à faire.

A l’intérieur le combat fait rage. La chaleur est pesante. Tout une vie se consume devant nous. Mais les flammes reculent et finissent par s’éteindre. Un sentiment de satisfaction nous envahit alors.