Souvenez-vous, il y a peu je déclarais :
D’ordinaire, j’incarne l’idée même de la joie de vivre. Oeil rieur, sourire taquin, je butine. Parfois pourtant, nulle n’est parfaite, dommage j’étais pas loin, je suis de mauvais poil. Ma journée a été irrémédiablement gâchée par une cafetière qui a coulé à côté du filtre, uné éponge à vaisselle qui m’a coupé le bras gauche, un contact de mon ex. Dès lors, j’ai décidé, à mon cerveau défendant, de virer grognon.
Et bien malgré le fait que ce soit vraiment (mais alors vraiment !) contre ma nature, j’ai viré grognon en public aujourd’hui et face à un agent de police… Honte à moi, qu’on me torture ! Je me suis donc plainte directement auprès d’un agent de police pour leur rappeler qu’ils avaient un boulot, et qu’accessoirement ils pouvaient le faire correctement. “Double-honte” à moi après de telles paroles ! Je vous explique. Depuis quelques jours, il y a des squatteurs au pied de l’immeuble. Dans le fond cela ne me dérange pas du tout, ils se mettent à l’abri du froid et du vent ici. Seulement dans la forme on se passerait certainement du tapage nocturne, des pavés de chien étalés un peu partout et des cadavres de bouteilles, tout ça fortement odorant bien entendu ! Je croise donc aujourd’hui une équipe chargée de nettoyer tout ça, accompagnée (non pas encouragée) de nos chers agents de police grimaçants face à ce spectacle. Ni une, ni deux, je m’approche.
“Dites, on ne vous voit pas beaucoup dans le quartier ? Vous avez vu le résultat… Bientôt on ne pourra plus sortir de chez nous !”
Quand j’ai vu la tête de l’agent j’ai préféré m’abstenir de continuer, mais au moins c’était dit ! “Triple-honte” à moi…
Ce n’est pas vraiment ce dont je voulais parler au fait… Voyez plutôt la suite.
Heureusement, mon état second s’est vite amélioré grâce à de passionnantes discussions. De petites attentions de la part d’ami(e)s. De bonnes nouvelles. Des regards. Des odeurs. Des contacts. De la musique. Des souvenirs. Des images. Des objectifs. Des envies.
Quand la vie devient le plus beau scénario qui soit. Celui dont on a toujours rêvé !
J’ai compris après tout ça, aujourd’hui, que la vie est un enchevêtrement de rushes. Scènes banales, scènes ratées mais aussi et surtout de bonnes prises, ces scènes exceptionnelles. Ces scènes qui vous mènent au tournage des prochaines. Et ainsi de suite. Il ne faut rien couper au montage. Tout est bon à prendre avant le clap de fin. Je sais ma comparaison est ridicule et ma façon de l’écrire encore plus. Mais voilà mon état d’esprit du jour, du mois, de l’année. A vie ?
Moteur. Ca tourne. Action.

3 comments
Comments feed for this article
29 octobre 2008 à 12:03
Céline
J’aurais adoré être une petite souris pour voir la tête du policier quand tu lui a sorti ta répartie….
Vive la France! (néanmoins, je préfère quand même mon pays d’adoption…)
29 octobre 2008 à 17:54
Barbara
Ben au fond je sais pas laquelle était la plus drôle à voir. Celle de l’agent après mes propos. Ou la mienne après avoir vu la tête de l’agent en question
Vive la France ? Hum, j’ai changé de bord depuis le 19 octobre, étrange…
Moi aussi je veux une bouilloire “anglaise” hihihi
29 octobre 2008 à 19:01
zezette
C’est un bel article
oui la vie est le plus des scénarios qu’on puisse jouer. Même si parfois on voudrais bien couper et refaire certaines prises, les plus tristes par exemple. Ou bien pouvoir ce passer et repasser les meilleures scènes, encore cela est possible : ça s’appel le souvenir.
Ta comparaison n’est pa ridicule Babou, elle est belle et elle est juste